CJD de Fleury-Mérogis (91)

Centre de Jeunes Détenus de FLEURY-MEROGIS  :

Est le plus grand établissement pénitentiaire de France et d’Europe, se divise : en une maison d’arrêt hommes (MAH) majeurs, une maison d’arrêt femmes (MAF), et un centre de jeunes détenus (CJD).il comporte le plus grand quartier pour mineurs de France et le seul quartier pour mineures d’Ile de France.

Chaque bâtiment abrite une ULE (unité locale d’enseignement), pourvue d’un centre scolaire. Dans chaque ULE, un professeur RLE assure l’organisation des enseignements, le suivi des élèves et les relations partenariales locales.

Les niveaux d’enseignement qui ne sont pas assurés par l’équipe pédagogique (post bac, enseignement spécialisé) sont assurés par l’enseignement à distance (CNED et certaines universités).

Fleury-Mérogis : un établissement atypique :

le projet pédagogique des ULE tient compte de la spécificité de l’enseignement en prison basé sur les objectifs suivants :

– L’individualisation du parcours

– La qualification et la validation des acquis

– L’ouverture aux différentes formes d’accès aux savoirs

– Le soutien à la personne

Il tient compte des priorités de l’administration pénitentiaire et de l’Education nationale en faveur des illettrés et non francophones (alphabétisation, lutte contre l’illettrisme), des bas niveaux, qui concernent aussi bien les mineurs que les jeunes majeurs.

Un accueil et un emploi du temps spécifiques ont permis d’assurer l’assiduité des mineurs.

Actions et projets :

Le module accueil mineurs arrivants :

Il s’agit d’une prise en charge globale et partenariale du mineur lors de son arrivée à la Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Très souvent incarcéré pour la première fois, le mineur est la plupart du temps désorienté. Le module d’accueil se fait au quartier arrivant et planifié. Il mobilise les partenaires qui interviennent tout au long de la détention du mineur. Cela permet au jeune de repérer les différents intervenants, d’identifier les lieux et de mieux appréhender son parcours de détention. Ce module lui permet de se fixer des objectifs autant scolaire que dans son projet de réinsertion sociale. La diversité des intervenants et la cohésion du module renforce le travail pluridisciplinaire autour du mineur.

Les illettrés et non francophones :

On observe un recul de l’illettrisme parmi le public des mineurs. L’arrivée de jeunes mineurs non francophones induit une augmentation du nombre d’heures dédiées à l’alphabétisation et au français langue étrangère. Les mineures notamment sont souvent très peu scolarisées avant leur incarcération, et ont donc un réel besoin de soutien et d’information sur la prévention, la santé et l’environnement.

Le projet vacances :

Les propositions de prise en charge des mineurs pendant les congés scolaires sont importantes car permettent de « raccrocher des jeunes qui étaient en refus de la scolarité »et contribuent à la restauration de leur image personnelle en terme d’obtention de diplômes.

Au CJD, pendant les vacances scolaires Toussaint, février et Pâques, les jeunes qui le demandent peuvent passer l’ASS2R et/ou valider les deux niveaux de Brevet Informatique Internet. Par ailleurs, des ateliers d’écriture et une réflexion sur la consommation, du renforcement en anglais ont été organisés.

A la MAF, des actions transversales permettent de mélanger des publics non francophones avec les publics scolaires de tous nouveaux autour de thèmes artistiques culturels et scientifiques comme : La Préhistoire et l’art pictural, la découverte du patrimoine artistique et culturel parisien..

La poursuite de la scolarité :

L’incarcération ne doit pas constituer une rupture dans un cursus scolaire, la continuité s’impose également après la sortie. Le travail de coordination avec les CIO (Centre d’Orientation et de Formation) spécialisées, les académies et les écoles de la seconde chance a permis à certains mineurs et jeunes majeurs de reprendre le chemin de l’école.