Diplômes et certificats préparés

La priorité est accordée au repérage de l’illettrisme, à la maîtrise des savoirs fondamentaux (langue écrite et orale, mathématiques, connaissance du monde actuel), et à une formation générale/professionnelle sanctionnée par des diplômes reconnus.

Toutes les personnes qui suivent une formation diplômante, en détention ou par correspondance, sont admises à se présenter aux examens qui la sanctionnent lorsque le service de l’enseignement estime leur préparation suffisante.

Les différentes formations proposées :

* Formation d’alphabétisation et de lutte contre l’illettrisme

– DILF (diplôme initial de langue française)

Le DILF est un diplôme de français langue étrangère évaluant les premiers apprentissages (niveau A1.1 du Cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l’Europe). Il constitue une première étape vers le DELF.

Ce diplôme peut être proposé à tous les publics relevant d’un niveau minimal de compétence en français : grands débutants en français langue étrangère et nouveaux arrivants en France, souvent peu ou mal scolarisés dans leurs pays, parfois non lecteurs, non scripteurs. Les candidats au DILF doivent être âgés de seize ans au moins à la date de la première épreuve.

Le DILF prend place dans la lignée des diplômes de langue française pour non francophones. Il constitue une première étape vers le DELF. Le DILF est un examen qui évalue le niveau A1. Le DELF  se compose de 3 diplômes indépendants, correspondant aux niveaux du Cadre européen de référence pour les langues.

– DELF A1 /A2/B1 (diplôme d’études en langue française)

Chaque diplôme correspond à l’un des quatre premiers niveaux du Cadre européen commun de référence pour les langues. Pour chaque niveau une série d’épreuves évalue les quatre compétences de communication : compréhension et production écrites et orales. Le DELF scolaire est accessible à tout jeune de nationalité étrangère, scolarisé dans un établissement habilité dans le cadre de la convention.

– Elémentaire : A1 : « Je comprends des documents simples et des expressions courantes… »

– Intermédiaire A2 : « Je peux comprendre et saisir l’essentiel d’un texte ou d’un document audiovisuel… »

– Avancé B1&2 : « Je comprends la langue standard les documents longs et complexes d’actualité… »

• Formation du niveau primaire : certificat de formation générale (CFG)

Le certificat de formation générale (CFG) valide des acquis dans des domaines de connaissances générales, notamment pour les élèves de l’enseignement général et professionnel adapté. Le but poursuivi par la rénovation du CFG, à compter de la session de juin 2011, est de permettre aux personnes en difficultés d’apprentissage, quel que soit leur âge, de disposer d’un bagage minimum pour les aider dans leur démarche d’insertion.

La rénovation du diplôme consiste à :

• prendre en compte la maîtrise du socle commun de connaissances et compétences pour les scolaires ;

• réduire et harmoniser les modalités d’obtention du diplôme ;

• rénover les épreuves en les fondant sur des référentiels révisés.

Le CFG concerne des publics différents par l’âge, l’expérience, etc., mais qui ont en commun de grandes difficultés d’apprentissage et/ou des besoins éducatifs particuliers, dont les candidats scolarisés dans un établissement relevant du ministère de la justice (EPIDE, maison d’arrêt, etc.).

* Formation du niveau secondaire :

Diplôme national du brevet (DNB), au CAP ou à un BEP, préparation au baccalauréat et au diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU).

Le diplôme national du brevet (DNB)

sanctionne la formation acquise à l’issue de la 3ème. La loi d’orientation de 2005 a donné au brevet une dimension nouvelle : la maîtrise des connaissances et des compétences du socle commun. L’année de troisième est désormais évaluée en agrégeant les notes obtenues à l’examen final et au contrôle continu et par la validation des compétences du socle commun au palier 3.

Les 7 compétences nécessaires à la maîtrise des connaissances et compétences du socle commun de palier 3 sont les suivantes :

– la maîtrise de la langue française ;

– la pratique d’une langue vivante étrangère ;

– les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique ;

– la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication ;

– la culture humaniste ;

– les compétences sociales et civiques ;

– l’autonomie et l’initiative.

Matières nécessaires : français ; histoire-géographie/éducation civique ; mathématiques ; langue vivante étrangère ; physique-chimie ou sciences physiques ; sciences de la vie et de la terre ou prévention, santé environnement ; éducation musicale ou arts plastiques.

Le CAP : Certificat d’Aptitude Professionnelle

Le CAP donne une qualification d’ouvrier ou d’employé qualifié dans un métier déterminé. Il existe environ 200 spécialités de C.A.P. dans les secteurs industriels, commerciaux et des services. Le C.A.P. offre un premier niveau de qualification à ceux qui souhaitent accéder rapidement à la vie active.

Un C.A.P. s’obtient également par la validation des acquis de l’expérience ou en se présentant directement à l’examen si on est majeur.

Après le certificat d’aptitude professionnelle, Les diplômés peuvent s’engager dans la vie active ou continuer leurs études.

Après un C.A.P. :

– des formations en un an permettent une adaptation à l’emploi : mention complémentaire (M.C.) ou formation complémentaire d’initiative locale (F.C.I.L.)

– une admission en première professionnelle est possible sur demande de la famille et après avis du conseil de classe, l’élève prépare une spécialité de baccalauréat professionnel en cohérence avec celle du C.A.P. obtenu

– une préparation au brevet des métiers d’art (B.M.A.) est envisageable, en fonction de la spécialité obtenue.

Le brevet d’études professionnelles (BEP)

Rénové depuis la rentrée 2009, Il est devenu une étape dans le cursus du baccalauréat professionnel en trois ans. L’obtention de ce diplôme intermédiaire est intégrée au parcours mais n’est pas obligatoire. Elle permet aux élèves de savoir quelles compétences professionnelles ils ont déjà acquises.

Le BEP rénové est un diplôme intermédiaire. Il atteste l’acquisition de compétences professionnelles mais n’est pas obligatoire pour l’obtention du baccalauréat professionnel, il oriente soit vers les carrières sanitaires et sociales ou les métiers de la restauration et de l’hôtellerie. Les titulaires d’un BEP avant rénovation conservent leurs droits. Ils peuvent poursuivre une première professionnelle ou demander une admission en première technologique.

Le BEP peut s’obtenir de deux manières :

– la réussite à un examen

– la validation des acquis de l’expérience (VAE)

Pour accéder à une VAE, le candidat doit avoir occupé pendant au moins trois ans un emploi au moins égal à celui d’un ouvrier ou employé qualifié, dans un domaine professionnel en rapport avec le diplôme visé .

Une poursuite d’études vers un baccalauréat professionnel ou un baccalauréat technologique est possible.

Le DAEU Diplôme d’Accès Etudes Supérieures

Le DAEU, véritable diplôme de la seconde chance redonne, grâce à un réel parcours d’excellence, confiance en soi et permet entre autres débouchés l’accès à toute formation universitaire, à la préparation de concours de la fonction publique ou à l’entrée dans des écoles ou des organismes de la formation professionnelle (AFPA, CNAM, écoles de soins infirmiers, instituts de carrières sociales).

Le DAEU est aussi une occasion unique de voir ou de renforcer les connaissances de base dans certaines matières fondamentales (français, mathématiques, langue vivante …).

Le DAEU est un diplôme national de niveau IV réservé aux candidats relevant de la formation continue, Il est accessible aux personnes non titulaires d’un Bac ou d’un équivalent. Il est une deuxième chance et non un examen de rattrapage pour ceux qui ont échoué au bac.

Le BAC

Créé en 1808, le diplôme du baccalauréat est un diplôme du système éducatif français qui a la double particularité de sanctionner la fin des études secondaires et d’ouvrir l’accès à l’enseignement supérieur. Il constitue le premier grade universitaire. Il existe trois types de baccalauréat, correspondant aux trois voies des études au lycée :

– baccalauréat général

– baccalauréat technologique

– baccalauréat professionnel

A l’intérieur de chaque baccalauréat existent des « séries », exemples : série ES (économique et sociale) pour le baccalauréat général, série STI (sciences et technologies industrielles) pour le baccalauréat technologique.

* Formation du niveau de l’enseignement supérieur : diplôme supérieur :

BTS (Brevet de Technicien Supérieur)

Le brevet de technicien supérieur (BTS) est un diplôme national de l’enseignement supérieur français, créé en 1959. Il se prépare normalement en deux années après l’obtention du baccalauréat1 dans une section de technicien supérieur (STS). Il s’agit d’un diplôme de niveau III. L’obtention du diplôme se fait sur examen. À la différence du baccalauréat, il n’y a pas d’épreuve de rattrapage pour ceux qui obtiennent une note légèrement inférieure à la moyenne requise (10/20), mais une simple commission permettant le rattrapage des étudiants proches de la moyenne.

Il peut se préparer aussi par la voie de la formation à distance (par correspondance) par l’intermédiaire d’un organisme de formation comme le centre national d’enseignement à distance (CNED), Enaco, école chez soi, educatel, absformation, cnfdi, cours minerve, CERCA du Groupe École Supérieure d’Agriculture d’Angers … Il suffira de s’inscrire au rectorat (individuellement ou par l’intermédiaire de l’établissement) lors de la deuxième année pour passer l’examen. Les centres de formation à distance se distinguent en général par l’absence de numerus clausus et par la liberté d’organisation des apprentissages. Les formations à distance sont ouvertes aux étudiants, aux salariés, aux demandeurs d’emploi sans conditions d’âge.

Il existe plus d’une centaine de spécialités tertiaires, industrielles ou agricoles (alors appelé Brevet de technicien supérieur agricole, (BTSA) et dépendant du ministère de l’agriculture). Certains BTS proposent des options en 2e année (par exemple pour l’hôtellerie ou l’informatique de gestion).

Si les BTS restent un moyen rapide d’accéder à une qualification professionnelle, la réforme LMD (Licence Maîtrise Doctorat) incite les titulaires de BTS, à l’issue d’une année équivalente à L2, à poursuivre leurs études notamment jusqu’en licence professionnelle ou en DCG (L3). L’obtention du brevet de technicien supérieur emporte l’acquisition de 120 crédits européens (ECTS)2.

– DUT (Diplôme Universitaire de Technologie)

Le diplôme universitaire de technologie (DUT) est un diplôme universitaire national de l’enseignement supérieur français créé en 1966 sanctionnant les deux premières années d’études dans un institut universitaire de technologie. Classé au niveau III de la nomenclature des niveaux de formation, il est orienté vers l’insertion professionnelle des étudiants, mais propose aussi une solide formation théorique qui permet la poursuite d’études vers une certification de niveau II (licence générale ou professionnelle) ou de niveau I (master, diplôme d’ingénieur, diplôme d’école de commerce…). Le DUT est plus général qu’un brevet de technicien supérieur. 77 % des étudiants poursuivent leurs études après l’obtention de leur DUT1.

Selon l’arrêté de 2005, la formation vise l’acquisition des connaissances et compétences nécessaires à l’exercice des fonctions d’encadrement technique et professionnel dans certains secteurs de la production, de la recherche appliquée et des services, tout en intégrant les éléments permettant de maîtriser les futures évolutions de ces fonctions. La formation concourt à l’épanouissement personnel, au développement du sens des responsabilités et à l’apprentissage du travail individuel et en équipe4.

Pour chaque spécialité, le programme pédagogique national doit inclure un dispositif d’accueil, de tutorat, d’accompagnement et de soutien à l’orientation de chaque étudiant afin de favoriser la réussite de son projet personnel et professionnel. Ce dispositif doit être accessible tout au long du parcours de formation et se traduira dans le programme pédagogique national par, notamment, un enseignement spécifique6.

Le programme pédagogique national doit favoriser la mise en place dans chaque enseignement de modalités pédagogiques destinées à faire évoluer l’étudiant vers l’autonomie dans l’acquisition des savoirs, en intégrant l’enseignement de méthodologie du travail universitaire et de techniques d’apprentissage et en faisant appel aux technologies de l’information et de la communication appliquées à l’enseignement. Elles doivent être dispensées dans chacun des enseignements et font aussi l’objet de modules spécifiques. L’enseignement des langues fait référence au cadre commun du Conseil de l’Europe6.

Diplôme d’études universitaires générales type LMD :

Enfin les textes de 2002 renomment le master et précisent l’architecture en quatre grades qui fixent les principaux niveaux de référence de l’Espace européen de l’enseignement supérieur6,7 :

• le Baccalauréat,

• la Licence,

• le Master,

• le Doctorat.

Unités d’enseignement et crédits européens : Les parcours de formations sont découpés en « unités d’enseignement ». Chacune a une valeur définie en crédits européens reconnus grâce au système européen de transfert et d’accumulation de crédits dit « ECTS ».

Le nombre de crédits par unité d’enseignement est défini sur la base de la « charge totale de travail requise de la part de l’étudiant pour obtenir l’unité ». La charge totale de travail tient compte de l’ensemble de l’activité exigée de l’étudiant et, notamment, du volume et de la nature des enseignements dispensés, du travail personnel requis, des stages, mémoires, projets et autres activités.

Afin d’assurer la « comparaison » et le « transfert » des parcours de formation dans l’espace européen, une référence commune est fixée correspondant à l’acquisition, après le baccalauréat, de 180 crédits pour le niveau licence et de 300 crédits pour le niveau master. Cette référence permet de définir la valeur en crédits de l’ensemble des diplômes. Les crédits sont obtenus lorsque les conditions de validation définies par les modalités de contrôle de connaissances et aptitudes propres à chaque type d’études sont satisfaites.

Les textes de 2002 mettent en place un nouveau cursus pour que les diplômes correspondent aux grades.

• les études universitaires conduisant au grade de licence durent trois ans et correspondent à 180 crédits. Le DEUG est délivré au bout de deux ans et la licence au bout de trois ans.

• Le diplôme national de master comprend deux voies : recherche et professionnelle. Les études durent deux ans et correspondent à 120 crédits au-delà de la licence. Il est prévu que le diplôme national de maîtrise soit délivré à la fin de la première année.

• Les études doctorales, comportant dans une première phase le DEA ou le master recherche, débouchent sur le diplôme de docteur18. Redéfinies en 2006, elles ne comprennent plus que la thèse et le diplôme qui porte le nom de « diplôme national de docteur ».

• Formations transversales et Validation de compétences :

– Le brevet informatique et Internet (B2I)

Pour assurer l’égalité des chances, l’Éducation nationale doit dispenser à chaque futur citoyen la formation aux utilisations des technologies de l’information et de la communication qui lui permettra:

• d’en faire une utilisation raisonnée,

• de percevoir les possibilités et les limites des traitements informatisés,

• de faire preuve d’esprit critique face aux résultats de ces traitements,

• d’identifier les contraintes juridiques et sociales dans lesquelles s’inscrivent ces utilisations.

En février 2001, le ministère de l’Éducation nationale a déposé la marque « B2i – Brevet informatique et Internet ». L’objectif de ce brevet est d’attester le niveau acquis par les élèves dans la maîtrise des outils multimédias et de l’internet.

Qui est concerné par le B2I ?

Tous les écoliers, collégiens et apprentis, de l’enseignement primaire au lycée et CFA gérés par les EPLE sont concernés par cette attestation.

Quelles compétences sont évaluées par le B2i ?

• Domaine 1 : S’approprier un environnement informatique de travail ;

• Domaine 2 : adopter une attitude responsable ;

• Domaine 3 : Créer, produire, traiter, exploiter des données ;

• Domaine 4 : s’informer, se documenter ;

• Domaine 5 : Communiquer, échanger.

ASSR (l’Attestation Scolaire de Sécurité Routière ) :

Préparation de l’épreuve du permis de conduire portant sur le code.

Ces attestations sont obligatoires pour toutes les personnes nées à compter du 1er janvier 1988 qui souhaitent conduire.

Tout élève, quel que soit son lieu de scolarisation, doit avoir passé :

L’ASSR de 1er niveau le jour où il atteint ses 14 ans, âge à partir duquel il est possible de conduire un cyclomoteur.

L’épreuve de l’ASSR1 est organisée pour : les élèves des classes de cinquième et de niveau correspondant,

• des élèves d’autres classes qui atteignent l’âge de 14 ans au cours de l’année civile (au plus tard le 31 décembre de l’année),

• les élèves ayant échoué ou ne relevant pas encore de l’ASSR2 mais désirant préparer le BSR en auto école.

L’ASSR de 2nd niveau le jour où il atteint ses 16 ans, âge à partir duquel il peut commencer l’apprentissage de la conduite accompagnée d’un véhicule à moteur.

Les jeunes qui n’ont pu passer ou obtenir l’une ou l’autre de ces attestations en milieu scolaire peuvent passer une attestation de sécurité routière (ASR) dans les GRETA et dans les CFA.

En résumé : les jeunes scolarisés et les pré-apprentis passent les ASSR.