L’enseignement à distance

Principes :

Code de procédure pénale, article D.436-2 : Dans tout établissement, les détenus peuvent recevoir et suivre les cours par correspondance organisés par les services du ministère de l’éducation nationale.

Sous l’autorité du responsable de l’unité pédagogique régionale et le contrôle des autorités départementales et académiques de l’Education nationale, le responsable local de l’enseignement coordonne l’ensemble des moyens d’enseignement mis à sa disposition et élabore le projet pédagogique de l’unité locale d’enseignement avec son équipe.

Les formations proposées poursuivent un objectif d’acquisition des compétences correspondant aux principaux niveaux de qualification visés. Elles requièrent, pour des raisons d’efficacité pédagogique, un volume horaire minimum de 6 heures de cours hebdomadaires réparti sur plusieurs demi-journées par semaine avec des effectifs de 5 à 15 personnes scolarisées.

D’autres formations sont ouvertes à toutes les personnes détenues, quel que soit leur niveau, en fonction de leurs centres d’intérêt ou besoins personnels (informatique, ateliers d’écriture, langues, etc.). Ces modules n’occupent, en général, qu’une plage horaire hebdomadaire de deux ou trois heures.

L’enseignement à distance offre la possibilité de suivre des formations particulières non dispensées dans le cadre de l’unité locale d’enseignement ou en complément de l’action des unités locales. Une articulation est nécessaire entre les unité locales d’enseignement et les prestataires de l’enseignement à distance, pour sélectionner les publics à prendre en charge, mener à bien les procédures d’inscription et organiser localement le suivi des cours et d’éventuelles épreuves d’examen. Il est conçu comme un complément de l’action des unités locales d’enseignement avec au moins trois fonctions :

– Permettre l’accès à la formation pour des détenus qui ne peuvent accéder à l’enseignement (manque de places, public non prioritaire, isolement…)

– Offrir la possibilité de suivre des formations particulières non dispensées dans le cadre de l’ULE ;

– Renforcer ou compléter un enseignement de l’ULE, par exemple dans le cadre de la préparation d’un examen.

Certains n’ont pas accès aux cours pour des raisons diverses, d’autres ont un niveau supérieur au baccalauréat ou souhaiteraient entreprendre des études dans des domaines très spécifiques.

Aussi, par exemple, sont proposés les cours du centre national d’enseignement à distance (CNED).

C’est ainsi qu’une convention a été signée le 3 juillet 2003 entre le centre national d’enseignement à distance (CNED) et l’administration pénitentiaire, qui gère le paiement du montant des cours .

AUXILIA, Association laïque et apolitique, aide à la réinsertion et à la réadaptation sociale et professionnelle des personnes adultes en difficulté (handicapés, demandeurs d’emploi, détenus, femmes isolées), par des actions appropriées d’accompagnement dans les domaines de l’hébergement, de la formation et de l’enseignement. Le Centre d’enseignement à Distance (EAD), propose une formation gratuite et personnalisée à distance à des adultes en situation de handicap, touchés par la maladie, ou en détention, demandeurs d’emploi, démunis ou en situation difficile. Ils n’ont en général pas accès à d’autres modes de formation. Parfois formation et accompagnement s’exercent en présentiel. Les bénévoles interviennent dans les domaines de la lutte contre l’illettrisme, des remises à niveau et des formations qualifiantes. Ils favorisent un lien humain et contribuent à la préservation du lien social. Aux côtés de l’équipe de Direction nationale, des bénévoles assurent des responsabilités spécifiques : comme les correspondants de prison qui sont un relais vers l’extérieur pour les personnes en détention. Ils apportent aux personnes détenues une relation avec le monde libre et un soutien moral, tout en aidant les personnes détenues qui le désirent à améliorer leur niveau de connaissances et de compétences.